erika
Flash Info 12/12/2019

Naufrage de l’ERIKA, 20 ans déjà – « Les autorités étaient presque aveugles, aujourd’hui, elles ne le sont plus.’’

Le 12 décembre 1999, à l’aube, dans un océan en furie, le pétrolier Erika sombrait par 120 mètres de fond au large des côtes bretonnes. Il est en perdition depuis la veille victime d’une défaillance technique. Les 26 membres d’équipage seront sauvés par hélitreuillage.

20 000 tonnes de fioul s’échappent des cuves du navire les opérations de pompage ayant été rendue difficiles par une météo compliquée.

Des centaines de kilomètres du littoral français vont être souillés par un fuel lourd, collant, du «chewing-gum» qui laissera longtemps des traces amères sur toute la façade atlantique française. Le 23 décembre, les premières galettes touchent le Finistère sud…

 

Aujourd’hui ? Quelles évolutions en matière de lutte contre les pollutions maritimes ?

Il y a un avant et un après Erika pour la sécurité des navires en Europe et la prévention des accidents : la France, aux côtés de l’Union européenne s’est dotée d’un arsenal législatif clé avec notamment et entre autres mesures décisives, la création de l’EMSA (European Maritime Safety Agency), Agence européenne de sécurité maritime. Une agence stratégique pour la préservation de nos territoires maritimes. Depuis 2009, CLS est mandatée par l’EMSA, pour la fourniture de données satellite de surveillance des eaux européennes.

 

Le réseau VIGISAT de CLS, au cœur du dispositif de lutte contre les pollutions

VIGISAT 10 ANS

C’est grâce à son réseau VIGISAT, incontournable centre de référence pour les services en temps quasi-réel de surveillance maritime par satellite, que CLS détecte les pollutions en mer.

antenne VIGISAT

Principale station française de réception directe et d’analyse d’images satellites radar haute résolution, VIGISAT permet le suivi des incidents de pollution : détection, prévision de la dérive de nappe polluante, mise en œuvre de missions drones complémentaires des missions satellites et in fine identification du pollueur. En effet, le satellite apporte désormais la preuve des injures faites à nos mers et nos océans devant les tribunaux.

poste de surveillance maritimeGrâce à VIGISAT, première station civile française de réception d’images satellites radar haute résolution, les opérateurs de CLS ont les infrastructures, les compétences et la connaissance nécessaires au suivi d’une pollution. Une nouvelle station, installée en Grèce est venue récemment renforcer le réseau VIGISAT,  qui compte maintenant 3 stations avec Brest et Toulouse. Le réseau VIGISAT assure une couverture optimale des eaux européennes.EMSA maritime mission

 

Avec les 6 satellites actuellement utilisés par les experts de CLS, l’océan est sous haute surveillance depuis l’espace.

 

CLS main dans la main au quotidien avec l’EMSA pour la surveillance maritime des eaux européennes. Un exemple récent, celui du Grande America

Le 12 mars dernier, le Grande America sombrait dans le Golfe de Gascogne. A son bord 365 containers, et 2200 tonnes de fuel dans ses soutes… Les équipes de CLS sont missionnées par l’EMSA et fournissent des rapports de pollution quotidiens à l’EMSA, qui sont ensuite complétés par les observations aériennes ou in situ en dehors de la zone de naufrage.

pollution ERIKA

 

Des progrès significatifs : le nombre de pollution réduit de moitié en 10 ans

Nadia Maaref, Directrice de la Sécurité Maritime à CLS : « Mandatée par l’agence européenne de sécurité maritime, CLS détecte pollution et pollueurs depuis plus de 10 ans. Pollutions accidentelles ou intentionnelles, de jour comme de nuit, quelle que soit la couverture nuageuse nous sommes capables quelles que soient les conditions de détecter ces outrages environnementaux. CLS avec VIGISAT œuvre depuis ses débuts pour le service européen CLEANSEANET. Ce service de surveillance maritime a permis, en 10 ans, de diviser par 2 le nombre de pollutions, donnant ainsi la preuve que l’effet dissuasif marche. »

 

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