La Surface Moyenne Océanique (SMO) est par définition la hauteur moyenne de l'océan calculée sur une période de temps donnée. Elle représente la somme des composantes de la hauteur du géoïde et de la topographie dynamique moyenne des océans. Avec les lancements des satellites Topex/Poseidon et ERS-1, la précision des techniques spatiales telles que l'altimétrie et l'orbitographie a beaucoup évolué : elle permet actuellement de déterminer une SMO avec une précision globale de quelques centimètres. La SMO sert de surface de référence pour l'altimétrie mais aussi pour la gravimétrie.
Responsabilité de CLS
CLS a réalisé deux surfaces moyennes océaniques, en 1998, financée par le SHOM et en 2001, financée par le CNES. Depuis 2002, cette activité se poursuit dans le cadre des projets ENACT et GOCINA.
CLS s'occupe :
- Du traitement spécifique des données altimétriques :
Deux types de données altimétriques sont utilisées et traitées spécifiquement par CLS pour le calcul d'une SMO : les profils moyens (Topex/Poseidon, ERS-1/2,GEOSAT, GFO, ENVISAT, JASON) qui servent de référence, et les données des missions géodésiques (ERS1-GM, GEOSAT-GM) qui fournissent la résolution spatiale à courtes longueurs d'onde.
- De la maintenance et amélioration de la méthode de calcul :
La mise à jour et l'implémentation de code pour une prise en compte optimale des caractéristiques de chaque jeu de données est/a été assurée par CLS pour le calcul d'une nouvelle version de SMO (ou de ses champs dérivés).
- De la comparaison et validation des différents produits liés à une SMO :
Lors de la définition des produits standards pour les missions JASON et ENVISAT, CLS a été sollicité par le CNES et l'ESA afin d'évaluer la qualité et la précision de différentes surfaces moyenne océanique et champs dérivés.
- Du suivi des utilisateurs :
Les deux versions de SMO calculées à CLS ont été mises à disposition sur le web. Une réponse est proposée aux nombreux utilisateurs qui souhaitent obtenir des compléments d'information (scientifiques et/ou purement techniques).
Utilisateurs
Depuis 1998, plus d'une centaine de demandes d'accès aux produits, provenant de nombreux pays (Europe, Amériques, Asie) ont été enregistrées, essentiellement en provenance de groupes de recherches (laboratoires, universités, entreprises). Les applications s'inscrivent surtout dans les domaines de la recherche en océanographie et en géophysique (pour ne citer que la détermination de la topographie moyenne des océans, des courtes longueurs d'ondes du champ de gravité, de la bathymétrie, ou des modèles de champs de potentiels pour l'orbitographie). Les SMO et leurs champs dérivés sont aussi utilisées par les industriels pour la géoprospection et pour la navigation inertielle.
Pour en savoir plus
Site web :