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Mouvements des plaques
Grâce à la centralisation du système - toutes les mesures sont reçues et traitées
quotidiennement à Toulouse - et grâce au fonctionnement autonome des balises, DORIS
se prête bien à l’observation de mouvements de la croûte terrestre. La figure ci-dessous
montre les résultats obtenus par le LEGOS/GRGS pour les déplacements absolus
observés par DORIS sur le réseau de balises permanentes. En comparaison, les
prédictions d'un modèle (NUVEL1) basé sur des données géologiques et caractérisant les
mouvements tectoniques sur les 2 derniers millions d'années est aussi représenté. Les
sites en frontières de plaques (non indiqués ici) sont les plus intéressants, car comme on
s’y attend, les différences avec le modèle sont très importantes.

Plusieurs réseaux de déformations ont été installés à une échelle régionale : sur le rift
d’Asal à Djibouti, à proximité des grandes failles du Chili et des Nouvelles-Hébrides au
large de la Nouvelle-Calédonie.
Déplacements verticaux
Pour des stations en observation permanente, DORIS permet de déterminer des vitesses
de déplacements verticaux avec une précision remarquable, de quelques mm par an.
C’est un avantage certain car faute de technique suffisamment précise et de mesures
permanentes, l’observation des mouvements de la croûte terrestre s’est principalement
cantonnée, jusque là, aux déplacements horizontaux. Hors ce type d’information attire de
plus en plus l’attention des scientifiques. C’est notamment le cas des études portant sur
l’évolution du niveau des mers qui supposent de connaître le mouvement vertical propre
de la côte.
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