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LE SYSTEME DORIS
LES APPLICATIONS DU POSITIONNEMENT
 

GEOPHYSIQUE

 


  Mouvements des plaques

Grâce à la centralisation du système - toutes les mesures sont reçues et traitées quotidiennement à Toulouse - et grâce au fonctionnement autonome des balises, DORIS se prête bien à l’observation de mouvements de la croûte terrestre. La figure ci-dessous montre les résultats obtenus par le LEGOS/GRGS pour les déplacements absolus observés par DORIS sur le réseau de balises permanentes. En comparaison, les prédictions d'un modèle (NUVEL1) basé sur des données géologiques et caractérisant les mouvements tectoniques sur les 2 derniers millions d'années est aussi représenté. Les sites en frontières de plaques (non indiqués ici) sont les plus intéressants, car comme on s’y attend, les différences avec le modèle sont très importantes.

Vitesses horizontales des stations par DORIS et NUVEL1 (LEGOS/GRGS)

Plusieurs réseaux de déformations ont été installés à une échelle régionale : sur le rift d’Asal à Djibouti, à proximité des grandes failles du Chili et des Nouvelles-Hébrides au large de la Nouvelle-Calédonie.

Déplacements verticaux

Pour des stations en observation permanente, DORIS permet de déterminer des vitesses de déplacements verticaux avec une précision remarquable, de quelques mm par an. C’est un avantage certain car faute de technique suffisamment précise et de mesures permanentes, l’observation des mouvements de la croûte terrestre s’est principalement cantonnée, jusque là, aux déplacements horizontaux. Hors ce type d’information attire de plus en plus l’attention des scientifiques. C’est notamment le cas des études portant sur l’évolution du niveau des mers qui supposent de connaître le mouvement vertical propre de la côte.
   
Sur cette figure, les variations de hauteurs de la station DORIS (cercles) sur l’île volcanique de Socorro entre 1993 et 1998 sont comparées aux mouvements de la côte déduits de mesures marégraphiques et altimétriques du niveau de la mer. La corrélation des deux phénomènes est frappante. La subsidence observée est consécutive à une éruption qui s’est produite en janvier 1993.
 
(A. Cazenave, LEGOS/GRGS)
 
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